PSA : de la spécificité prostatique aux limites en oncologie

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PSA : de la spécificité prostatique aux limites en oncologie

L’antigène prostatique spécifique (PSA), est depuis plus de quatre décennies l’un des biomarqueurs les plus utilisés en urologie. Initialement introduit pour le suivi du cancer de la prostate, il s’est progressivement imposé dans le dépistage, le diagnostic et la surveillance thérapeutique. Sa spécificité dite « prostatique » découle de sa production quasi exclusive par les cellules épithéliales de la prostate. Cependant, cette spécificité n’est pas synonyme de spécificité oncologique, car le PSA peut également s’élever dans des pathologies bénignes comme l’hyperplasie bénigne ou la prostatite.

Les avancées récentes en biologie moléculaire ont permis une meilleure compréhension des formes circulantes du PSA, de sa régulation hormonale et de ses interactions avec d’autres kallikréines humaines (hK2, hK3).

Néanmoins, les limites du PSA, en termes de sensibilité et spécificité diagnostique, ont conduit à l’émergence de nouveaux biomarqueurs combinés tels que le Prostate Health Index (PHI), le 4Kscore, le PCA3 ou encore l’intégration de l’IRM multiparamétrique dans les stratégies décisionnelles. 

L’avenir du PSA semble donc se situer dans un usage raisonné, individualisé et intégré à d’autres approches multidimensionnelles. 

Mots Clés

PSA cancer de la prostate biomarqueur dépistage oncologie